Dans
notre réseau de bénévoles,
nous avons aussi des auxiliaires qui ne font pas
partie d'une équipe (conférence) en
particulier mais participent à notre mission.
Bien souvent l'argument majeur du refus d'engagement
est le manque de compétences. Or, nous en
avons tous. Un futur bénévole trouvera
très vite une place dans une conférence
car les missions de la Société Saint-Vincent-de-Paul
sont aussi diverses que nombreuses : accueil et
soutien des familles et des jeunes en difficulté,
appui aux femmes abandonnées, visite des
malades, des prisonniers, soutien scolaire, aides
aux étudiants (bourses), conseils juridiques...
Nos actions complémentaires à celles
des pouvoirs publics, tentent de soulager la misère
sous toutes ses formes , en s'adaptant aux nouvelles
formes de pauvretés. Par des rencontres personnelles
et régulières, nous aidons les personnes
démunies à se prendre elles-mêmes
en charge conformément à notre devise
: aimer, partager, servir.
C'était
en 1833 : Ozanam et ses compagnons furent interpellés
sur leur foi et leurs œuvres, lors d'une Conférence
d'histoire à la Sorbonne où ils étaient
étudiants. Ils décidèrent alors
d'une action charitable et s'adressèrent
à Sœur Rosalie Rendu, Fille de la Charité
dans le quartier Mouffetard, qui leur donna des
bons de pain à distribuer à des familles
pauvres. En mai 1833, naquit à Paris la Société
de Saint-Vincent-de-Paul. Elle comptait sept membres
fondateurs dont le plus efficace était Frédéric
Ozanam. « Je voudrais que tous les jeunes
gens de tête et de cœur s'unissent pour
quelque œuvre charitable et qu'il se formât
par tout le pays une vaste association généreuse,
pour le soulagement des classes populaires. »
(Lettre d'Ozanam 21/07/1834).
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Témoignage
de Jean-Louis, vincentien de longue date.
C'était l'année de
mes 23 ans. J'allais porter un colis l'après-midi
de Noël à une vieille dame habitant
dans ma rue et que je ne connaissais pas. C'était
vraiment une pauvre vieille qui passait le plus
clair de son temps au lit. La pièce où
elle vivait était couverte de la cendre du
poêle à charbon que son petit chien
étalait avec délectation. Elle se
prénommait Ernestine. Comme elle avait apprécié
ma visite, j'y suis retourné à deux
reprises et à chaque fois je rallumais le
poêle et passait la serpillière sur
le sol. J'avais vraiment l'impression qu'elle était
totalement abandonnée.
Il y a de cela près de quarante
ans et j'ai plusieurs fois raconté cette
histoire : elle a été ma première
« grand-mère » !
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