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L’Hôtel
Social 93, est une association d’aide sociale
à l’hébergement fondée
le 11 février 1985, dont l’objectif est
de créer des lieux d’hébergement
temporaire agréables à vivre en proposant
un accompagnement social.
L’Hôtel
Social 93 c’est :
L’union
de six associations : Emmaüs, Pact Arim,
Secours Catholique, Société de Saint-Vincent
de Paul et les Petits Frères des Pauvres avec
le concours de l’Etat.
3
200 personnes
accueillies chaque année dont 1.500
enfants, soit 126.000 nuits réalisées.
En plus, c’est ouvert 365 jours par an et 24h
/ 24 !
Près
de 75 salariés au service de personnes
en difficulté, répartis dans onze structures
adaptées aux besoins de chacun.
11
services sur le département 93 qui mettent
deux types de structures à la disposition d’un
public en situation de précarité : des
structures d’hébergement d’urgence
rapide et des structures d’hébergement
de moyens séjours.
.
Dans
les lignes qui vont suivre, vous pourrez lire une
chronique publiée dans le journal de l’Hôtel
Social et écrite par Françoise Gouement,
chef de service à l’Accueil Rapide en
Hôtel. Ce texte peut nous servir de méditation.
«
Quel
vent de désespérance l’Hôtel
Social, me suis-je dit, en lisant certaines rubriques
de notre magazine interne du mois dernier. Je résilie
mon abonnement ou bien je ressors le Prozac que j’avais
rangé dans mes tiroirs !
Notre
travail est sans doute difficile, complexe, aléatoire,
comme l’est la nature humaine, mais quelle richesse
de se permettre la possibilité d’un échange,
d’établir une relation, |
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une
écoute, d’apporter de l’aide !
C’est tout de même autre chose que d’être
caissière dans un supermarché ! C’est
une activité à tout moment gratifiante
même dans les situations les plus difficile
et les plus inextricables.
Notre
frustration, notre insatisfaction, je la comprends,
c’est peut-être le sentiment d’une
incomplétude. Bien sûr nous aimerions
que la boucle soit bouclée : une demande =
une réponse = donc fin du problème.
Mais la réalité est toute autre. Si
l’usager fait appel à nous, c’est
certainement bien par nécessité, nécessité
concrète d’hébergement ; cependant
autour de cette demande précise, notre action
s’étend sur bien d’autres points.
Et
même si notre définition de travailleur
social tient en projet, but et moyen, et qu’il
nous semble parfois être impuissant à
répondre à ce concept, eh bien je pense
que ce n’est pas là l’essentiel.
Se focaliser sur l’hébergement, les démarches
administratives, la recherche d’un emploi, c’est
bien sûr indispensable mais cela ne dépend
pas seulement de nous.
Par
contre, nos attitudes dans la relation avec l’usager,
telles que la compréhension, l’empathie,
l’écoute, la reconnaissance et le respect,
sont à notre portée et représentent
une valeur inestimable pour la personne.
Ce sont par ces comportement là que l’usager
retrouve confiance, estime de soi, goût à
l’existence. Etre à l’écoute
de l’autre, comprendre la personne sans pour
cela toujours approuver, reconnaître l’autre
comme sujet à part entière et considérer
qu’il est « à priori » capable
de lutter contre sa propre désinsertion, ce
sont pour moi des priorités.
Et
puis, au fil des rencontres chacun s’enrichit
des échanges que l’autre peut apporter.
Notre métier est une belle œuvre que nous
réalisons jour après jour, et ce qui
nous semble imparfait, non fini, n’est en réalité
qu’une perception erronée de notre esprit
Les routes et les gens se croisent à un certain
moment et ont mutuellement des choses à donner.
»
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