La fondation et le développement
des
conférences de Saint-Vincent de Paul
dans
les
Yvelines - (1842 – 2006)
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La
première conférence fut créée
à Versailles en 1842, agrégée
le 5 décembre 1842 ; elle était composée
de membres de diverses paroisses de la ville.
Elle
prit bien vite un tel développement que, dès
l’année suivante, elle se scinda en donnant
naissance à la conférence Notre Dame,
suivie en 1844 par la conférence Saint Symphorien.
Dans
la seconde moitié du 19e siècle, 19
conférences virent le jour et vers 1930, 26
conférences étaient en place (tenant
compte des créations postérieures à
1900 mais aussi de la disparition d’un certain
nombre notamment du fait de la guerre de 1914-1918).
Le
Conseil Départemental, alors appelé
Conseil Central, fut agrégé le 3 septembre
1883.
Ses 3 Conseils Locaux furent érigés
respectivement en 1846 pour Versailles, en 1894 pour
Saint-Germain et en 1993 pour Trappes.
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Il
est intéressant de noter qu’en 1930 existaient
notamment à Versailles :
-
2 conférences dépendant de Saint-Jean-de-Béthune
(une d’élèves et une d’anciens
élèves),
- 1 conférence au lycée Hoche,
- 3 conférences à Saintte-Geneviève
(pour les candidats à Polytechnique, à
l’Ecole Centrale et à l’Institut
Agronomique),
- 1 conférence Saint-Joseph, essentiellement
constituée par les élèves de
l’Ecole Horticulture,
-
à Saint-Germain-en-Laye, 1 conférence
d’ouvriers,
- et 3 conférences s’adressant plus spécialement
aux jeunes gens à Saint-Germain-en-Laye, à
Chatou et à Houilles.
A cette époque, ainsi
qu’il est écrit dans la brochure Historique
du Conseil Central de Versailles
publié en 1931 :
«
Le bon de pain constitue partout le fond principal
des secours. Il est souvent, pour les malades, remplacé
par un bon de lait ; et on peut y ajouter, dans certaines
circonstances et pendant l’hiver, un bon de
charbon. Quelques conférences donnent aussi
des bons de pomme de terre, de médicaments
ou d’épicerie, et celle de Saint-Germain
se charge aussi de faire blanchir les draps des pauvres ».
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Ce même document signale
aussi les visites à l’hôpital et
les vestiaires, et précise que « la visite
hebdomadaire demeure toujours l’œuvre fondamentale
de la conférence ».
Depuis lors, les années
ont passé, les conférences Saint-Louis
et Notre-Dame sont toujours très actives et fidèles
au poste, d’autres sont nées, certaines
ont disparu ou sont en sommeil ; certains modes d’intervention
ont évolué, d’autres sont apparus,
les conférences sont devenues mixtes.
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Mais,
en 2006 comme en 1842, la Société St
Vincent de Paul se définit comme un mouvement
spirituel à finalité caritative, et
ses membres, s’inspirant de la pensée
et de l’action de St Vincent de Paul et de Frédéric
Ozanam, s’efforcent, dans un esprit de justice
et de charité, et par un engagement personnel,
de servir ceux qui souffrent.
Une autre particularité qui perdure jusqu’à
ce jour c’est l’amitié qui se crée
et la fidélité entre la personne visitée
et le vincentien ; en voici un exemple touchant :
« un vincentien a visité une famille
pendant 30 ans. Aujourd’hui très âgé,
il est visité par un des enfants de cette famille…
»
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