Deux logements
pour les femmes battues

Ouest-France
vendredi 6 janvier 2006

Les deux nouveaux appartements de la Société Saint-Vincent-de-Paul, situés rue Fontevrault,
ont été inaugurés hier. Des appartements destinés aux femmes en difficulté et dont le sous-préfet
a rappelé l'impérieuse nécessité, en plus d'un accompagnement social adapté.


La députée Béatrice Pavy (à gauche), représentant le président du Conseil général,
a reconnu « la pugnacité
» dont a dû faire preuve Jean-Paul Stéphan
(président de la Société Saint-Vincent-de-Paul, à droite) pour faire aboutir ce dossier.

C
'est grâce à un partenariat efficace que la Société Saint-Vincent-de-Paul a fini par boucler le budget lui permettant d'équiper deux nouveaux logements pour femmes battues. La somme de 80 000 € a donc été finalement réunie afin de transformer une ancienne salle de danse en deux appartements de 36 et 38 m². L'État a apporté 28 000 €, la Caisse d'allocations familiales (Caf) de la Sarthe, 15 000€. Conseil général et Communauté de communes (CDC) contribuent à égalité à cette réhabilitation, à hauteur de 11 000 € chacun. Restaient 10 000 € à débourser par l'association pour atteindre les 75 000 € du budget initial. La Caisse d'épargne des Pays de Loire et le Rotary sont venus couvrir par leurs dons (4 000 et 1 400 €) les frais supplémentaires.

Gérés par la Société Saint-Vincent de Paul

Et si le sous-préfet de La Flèche a facilité ce projet collectif, c'est qu'il lui a semblé « nécessaire d'avoir des équipements de cette qualité ». Lors de l'inauguration officielle des logements, hier après-midi, rue de Fontevrault, Jean-Marc Sénateur a salué « un partenariat pour construire le projet dont on a aussi défini les contours en terme d'accueil. » L'Association pour l'insertion sociale et professionnelle (AISP) apporte notamment son concours sur le volet accompagnement social. Son action complète les mesures d'urgence prises par la mairie, le Centre communal d'action sociale ou la gendarmerie. Une fois résolue la question du logement d'urgence, il faut en effet penser logement définitif, souvent recherche d'emploi, scolarisation, prestations sociales, etc.

Jean-Michel Blin, président de la Caf sarthoise, a lui aussi salué, hier, « ces projets innovants et qui ont grand besoin d'exister. » Quant à Guy-Michel Chauveau, président de la CDC du Pays fléchois, il a souhaité « que les personnes accueillies soient le moins nombreuses possibles, » pour une durée « la moins longue possible ». Exprimant ainsi le vœu d'une diminution de la violence, il espère « que les familles soient moins stressées dans cette société un peu folle.» Une société dans laquelle, selon les chiffres du sous-préfet, « une femme meurt tous les quatre jours de violences conjugales. »