Dans
le chœur de l'église du Vœu, à
10 h 45, François Marie retraça l'historique
de la Conférence et ses activités
en 1854, dont « la distribution de pain et
de fagots » (de quoi se nourrir et se chauffer),
comme en témoigne le premier registre de
la Conférence, commencé le 1er novembre
1854 et présenté à l'assemblée
par le Père Jehan, curé de la paroisse
du Vœu. Ce registre donne semaine après
semaine, l'activité de la Conférence
qui se diversifie peu à peu : on se préoccupe
d'envoyer des enfants à l'école, de
trouver un nouveau logement moins insalubre, on
organise bibliothèque et vestiaire, on crée
« l'œuvre des apprentis »...
Chaque
président a ensuite présenté
sa Conférence dans le contexte du Cherbourg
d'aujourd'hui ; un confrère est venu apporter
son témoignage de solidarité quotidienne
avec les laissés pour compte de notre société
et a évoqué quelques-uns des cas de
pauvreté matérielle et morale rencontrés
: cette jeune maman qui n'a plus les moyens d'acheter
lait et couches pour son bébé ; ce
papa qui a ce jour-là la garde de sa fille
de 4 ans et pas assez d'argent pour acheter pain,
lait et sans doute quelques friandises ; ce jeune
couple dont la bouteille de gaz est vide ; cette
maman endettée pour avoir voulu faire plaisir
à son fils avant que le cancer ne l'emporte
; cette femme qui vient de perdre son mari et qui
a besoin d'être accompagnée...
François
Marie a ensuite repris et élargi ces témoignages
en évoquant la grande figure du laïc
engagé que fut Frédéric Ozanam,
la création de la Société de
Saint-Vincent-de-Paul, l'esprit qui l'anime depuis
sa fondation et son souci permanent d'être
« là où ça fait mal »
comme l'a titré récemment un livre
de Jean Cherville, son président national.
Des
chants et des lectures de textes de Frédéric
Ozanam ont ponctué ces différentes
interventions, puis Mgr Fihey a engagé l'assemblée
à poursuivre l'action commencée depuis
si longtemps, dans un esprit de fidélité
à l'Évangile, auprès des plus
pauvres de nos frères.
Les
Vincentiens animèrent ensuite la messe dominicale,
célébrée à 11 h 15 et
suivie d'un temps de convivialité. Un repas
paroissial fraternel conclut cette commémoration.
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