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Midi
Libre - 11 octobre 2004 |
La Société
s'installe dans ses nouveaux locaux
Saint-Vincent-de-Paul : au service des déshérités
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- A Mende depuis le 2 février 1847 - l70m2
de locaux refaits à neuf -
- Récupération et huile de coude -
- Plus de 4 000 visites chaque année - Animation
et soutien scolaire -
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Cent
cinquante ans. Cela fait plus d'un siècle
et demi, depuis le 2 février 1847 exactement,
que la Société de Saint-Vincent-de-Paul
est présente en Lozère et plus particulièrement
à Mende. 150 ans à donner de son temps
pour tenter de soulager la misère de ses
compatriotes ou, tout simplement, pour leur apporter
un peu de réconfort.
Après
la fête de leur saint patron qui s'est déroulée
les 25 et 26 septembre derniers, la Société
et son relais local, la conférence de Mende,
inaugureront, demain à partir de 17 heures,
ses nouveaux locaux, établis au 6 de la rue
Saint-Dominique. Une étape importante dans
la vie de cette association caritative.
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En pénétrant
dans les locaux refaits à neuf avec les seuls
moyens des bénévoles, leur temps et
leurs savoir-faire, le visiteur découvre
une grande salle (baptisée salle Jeanne-Couderc)
destinée aux rencontres et aux activités,
un endroit plus spécialement dédié
au soutien scolaire, un local utilisé pour
délivrer les colis alimentaires, une réserve
stockant ces mêmes produits et un bureau.
« Tous les meubles qui agrémentent
nos locaux proviennent de dons ou de récupérations.
Quand ils en avaient besoin, nous les avons décapés
et repeints ou revernis », précise
Lucien Chabbert.
Désormais,
la conférence de Mende est bien installée
dans ses nouveaux locaux et peut poursuivre ses
actions en faveur des déshérités.
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«
Nos
activités sont de plusieurs ordres. Tout
d'abord le soutien scolaire : nos bénévoles
accueillent chaque jour, de 16 h 30 à 19
h, près d'une vingtaine d'enfants du primaire
et du secondaire, et les aident à faire leurs
devoirs. Nous aidons également les personnes
qui ont des difficultés à lire et
écrire le français dans leurs démarches
administratives. »
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| «
Notre
action se veut avant tout une charité de
proximité, une aide en faveur des plus défavorisés
la plus immédiate et la plus proche possible,
explique Lucien Chabbert, le président de
la conférence de Mende depuis 2001. Tous
nos bénévoles, une trentaine au total
dans la préfecture de la Lozère, sont
des laïcs. Tous, bien sûr, animés
d'une fibre catholique, mais notre association est
totalement indépendante de l'évêché.
Simplement, nous sommes des cousins germains en
quelque sorte »,
précise le président.
«Auparavant,
nous étions installés au 1, rue Basse,
une maison offerte par Jeanne Couderc. Mais elle
ne correspondait plus à nos activités.
Maintenant, avec ces nouveaux locaux, nous sommes
plus à même de mener nos actions.
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Autre
action d'envergure de la Société,
la distribution de colis alimentaires. « Nous
partageons cette tâche avec les autres organisations
caritatives de Mende, à savoir la Croix-Rouge,
le Secours populaire et les Restos du Cœur.
Chacune assure la distribution de ces colis pendant
trois mois, chaque année. Les denrées
de ces colis proviennent de la générosité
des Mendois, lors des "Journées caddies",
et des dons de la banque alimentaire de Rodez. En
2003, nous en avons distribué 619, auprès
des personnes qui touchent moins de 550 € par
mois, c'est-à-dire en-dessous du RMI.
»
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| II
est vrai que les 170 mètres carrés
de la nouvelle structure apparaissent plus adaptés
à la réception du public et à
la poursuite des activités de la conférence.
Derrière
la grande baie vitrée, le public aperçoit
le secrétariat tenu par Muriel Oziol (le
seul emploi rémunéré de l'association)
et l'espace réservé à l'accueil
du public. |
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Selon
les besoins rencontrés par les gens qui poussent
la porte de Saint-Vincent-de-Paul (plus de 4 000
personnes chaque année), l'association assure
également des dépannages divers :
une aide au chauffage (bouteilles de gaz), l'achat
d'un vélo ou la réparation d'une mobylette.
« Mais nous ne donnons jamais d'argent.
»
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L'autre
volet important de l'action de l'association, ce sont
les visites au domicile des personnes seules (plus de
200 en 2003) et l'animation dans les quatre maisons de
retraites mendoises :
spectacles de danses folkloriques, chorales d'enfants,
soirée contes... « Nous faisons tout
notre possible pour lutter contre la solitude, et pour
favoriser les échanges entre les générations.
» •
Hervé COURGEON
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