23 décembre 1844 : la première séance
 
Les Conférences Saint-Vincent de Paul ont été créées par l’auteur et historien Frédéric Ozanam en 1833. Et c’est le 23 décembre 1844 que s’est déroulée à Villeneuve-sur-Lot la première séance de la société locale.

Le registre des procès-verbaux comme les mouvements comptables sont soigneusement tenus depuis l’origine. C’est ainsi qu’à propos de la première réunion on peut lire : « Etablissement de la conférence. Sur l’invitation de M. Grenouilleau, M. Abérie de Blanesos membre d’une conférence de Saint-Vincent de Paul à Paris, quelques jeunes hommes ci-après nommés se sont réunis le 23 décembre 1844 dans une salle du presbytère de Sainte-Catherine à Villeneuve, pour se former en conférence ».

C’est ainsi que le premier bureau sera composé de M. Charles de Gatenois (propriétaire) président, M. Sylvestre Gary (avocat) vice-président, M. Laurentie de Rives (propriétaire) secrétaire, M. Jean Gras (négociant) trésorier.

 
Une salutaire influence

L’une des premières décisions du bureau a été « de patronner les enfants pauvres. Elle désire s’occuper de la visite des malades et leur apporter des secours pécuniers. Le patronage consistera à veiller au besoin des enfants et leur aplanir (sic) les voies de l’instruction religieuse et générale pour se procurer d’honnêtes moyens d’existence ».

L’association avait décidé aussi d’élargir sa mission « aux paroisses rurales » avec l’aide « de jeunes gens capables d’exercer sur leur école primaire une salutaire influence ».

A la deuxième séance, le 30 décembre 1844, M. Grenouilleau présentait le premier dossier de patronage d’un jeune orphelin suivi de quatre autres dossiers dont ceux de deux frères âgés de 11 et 12 ans recueillis sur la voie publique. Les deux frères seront placés en apprentissage chez M. Corrèze ferblantier de la rue de Paris et M. Malaur, chaudronnier, porte de Casseneuil.
Le troisième âgé de 17 ans avait été placé chez un menuisier de la rue Bourgogne, M. Barock.

Puis la conférence s’occupera des enfants Bidou recueillis par M. Rives sur « le pavé de Villeneuve ». Cette dernière séance sera aussi marquée par le cas d’Antoine Boredon. « Il est en âge de travailler pour gagner sa subsistance mais il souffre des yeux et cette infirmité l’empêche de prendre un état industriel.

Il n’a aucun outil pour travailler aux ateliers de la charité. La conférence consent à lui fournir une pelle et charge M. Carle de la lui procurer » peut-on lire sur le registre.

A ces aides de premières urgences l’association consolidée par d’autres adhésions développera de nouvelles actions. C’est aux conférences que l’on doit notamment la première bibliothèque publique de la bastide.


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