L’une
des premières décisions du bureau a
été « de patronner les enfants
pauvres. Elle désire s’occuper de la
visite des malades et leur apporter des secours pécuniers.
Le patronage consistera à veiller au besoin
des enfants et leur aplanir (sic) les voies de l’instruction
religieuse et générale pour se procurer
d’honnêtes moyens d’existence ».
L’association
avait décidé aussi d’élargir
sa mission « aux paroisses rurales » avec
l’aide « de jeunes gens capables d’exercer
sur leur école primaire une salutaire influence
».
A
la deuxième séance, le 30 décembre
1844, M. Grenouilleau présentait le premier
dossier de patronage d’un jeune orphelin suivi
de quatre autres dossiers dont ceux de deux frères
âgés de 11 et 12 ans recueillis sur la
voie publique. Les deux frères seront placés
en apprentissage chez M. Corrèze ferblantier
de la rue de Paris et M. Malaur, chaudronnier, porte
de Casseneuil.
Le troisième âgé de 17 ans avait
été placé chez un menuisier de
la rue Bourgogne, M. Barock.
Puis
la conférence s’occupera des enfants
Bidou recueillis par M. Rives sur « le pavé
de Villeneuve ». Cette dernière
séance sera aussi marquée par le cas
d’Antoine Boredon. « Il est en âge
de travailler pour gagner sa subsistance mais il souffre
des yeux et cette infirmité l’empêche
de prendre un état industriel.
Il n’a
aucun outil pour travailler aux ateliers de la charité.
La conférence consent à lui fournir
une pelle et charge M. Carle de la lui procurer »
peut-on lire sur le registre.
A ces
aides de premières urgences l’association
consolidée par d’autres adhésions
développera de nouvelles actions. C’est
aux conférences que l’on doit notamment
la première bibliothèque publique de
la bastide.
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