| CHARLIEU
L'abri Ozanam, un abri pour les sans domicile
fixe
Le Progrès
du 2 janvier 2007
|
Une
permanence d'accueil de l'abri de nuit est assurée,
dix mois par an,
par six confrères de la section charliendine
de la société Saint-Vincent-de-Paul..
|
Des
actions sont régulièrement menées
pour aider au financement de l'abri, comme ici une
brocante. |
L'abri
de nuit accueille, chaque année, une centaine
de visiteurs. Ces personnes en mal d'hébergement
représentent, à elles toutes, plus de
deux cents nuitées.
Chaque
soir, de 18 à 18h30, un permanent s'occupe
d'installer les arrivants. Pour ceux-ci, le séjour
est limité, en règle générale,
à deux nuits. Trois pour le week-end. Un intervalle
d'un mois minimum est imposé entre deux séjours.
Chauffé,
il dispose de trois couchages et de sanitaires, dont
des douches et des toilettes. Il est demandé
aux utilisateurs de prendre soin des lieux, de nettoyer
les locaux avant de les quitter et surtout de ne pas
y introduire et consommer de l'alcool. |
Le
service social de la mairie, le presbytère, les assistantes
sociales du secteur, la brigade de gendarmerie et la boutique
santé du CHR de Roanne sont tenus au courant des
noms des personnes de permanence. L'abri de nuit, rebaptisé
Ozanam, situé à la maison Guinault, rue du
Pont de Pierre, avait été rénové
et amélioré en 2002.
| Un
abri au nom du fondateur |
En
1833, jeune étudiant lyonnais d'une vingtaine d'années,
avec le concours de quelques amis, Frédéric
Ozanam porte son attention vers les pauvres. Devenu titulaire
d'une chaire à la Sorbonne, son rôle intellectuel
essentiel, dans cette première moitié du 19e
siècle, fit de lui, par son engagement social et
politique, un artisan fondateur et un précurseur
de la doctrine sociale de l'Eglise. Il a été
naturel, pour les Vincentiens de Saint-Philibert de donner
à cet abri de nuit le nom du fondateur des Conférences
Saint Vincent-de-Paul : Ozanam.
|