Tout
en respectant les convictions de chaque intervenant, la
démarche adoptée était fondée
sur une dimension spirituelle forte, enracinée dans
la préférence pour les pauvres affirmée
par le Christ et rappelée par le Bienheureux Frédéric
Ozanam.
Cette
démarche partait du constat que nos frères
et sœurs en état de souffrance psychique sont
parmi les plus pauvres, par l'angoisse voire l'aliénation
dont ils souffrent mais aussi par l'attitude de crainte
ou de rejet qu'ils peuvent susciter.
Après
une introduction faite par Marie-Françoise Salésiani-Payet,
ancienne Présidente du CD de la SSVP de Haute-Savoie,
le Dr Xavier Emmanuelli et le Dr Sylvie Zucca ont présenté
leur expérience respectivement comme fondateur du
Samu social à Paris et animatrice du Réseau
National Souffrance Psychique et Précarité.
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Le
Dr François Battistelli, vincentien d'Aix-les-Bains,
a défini l'échelle des pauvretés et
évoqué les notions de pauvreté, solitude,
exclusion, précarité. Christine Bues, psychologue
clinicienne en Savoie a parlé de la souffrance vécue
par les individus, en lien avec leur histoire personnelle
et remontant probablement au moment de la naissance. En
fin de matinée, le Père Rino Gnesotto, responsable
de la pastorale des Migrants dans l'Isère, nous a
parlé de la dimension du cœur car notre vie
concrète peut être prière.
L'après-midi,
Francis Hérodin et Alain Rivollier, Présidents
des conseils départementaux d'Isère et de
Savoie, respectivement, ont apporté leur témoignage
sur le rôle du bénévole face à
la souffrance psychique. Ils ont rappelé la spécificité
de l'approche spirituelle et caritative vincentienne et
rapporté des exemples vécus faisant écho
aux préoccupations de l'assemblée.
Puis
le Père Christian Biot, prêtre du diocèse
de Lyon, nous a aidé, en s'appuyant sur trois récits
de guérisons, à comprendre comment Dieu prend
soin de l'homme. Il nous a dit qu'en devenant disciple du
Christ, nous pouvons susciter une ouverture à l'autre
réciproque.
Des
temps d'échanges suivant chaque intervention ont
été animés par le Dr Didier Poquin,
médecin et psychologue. Une eucharistie rassemblant
la majorité des participants fut célébrée
en fin de journée.
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