

 |
|
Accueil
I
Réalisations
I Conférences
I Rendez-vous I
La
Sauvageonne
I Histoire
I Contact
I AIX
Presse...
Les
retraités goûtent à Aix la douceur
provençale des vacances, entre messe, pétanque
et gym douce.
Photo Sophie Spiteri.
|
Le havre de paix aixois
des retraités marseillais
Vendredi 27 Juillet 2007
Les
personnes âgées marseillaises trouvent
du repos à Aix.
Dans une bastide du XVIIIe, gérée
par la
Société Saint-Vincent-de-Paul, des
retraités marseillais isolés goûtent
la douceur provençale des vacances.
.
article
de Gwenola GABELLEC
www.laprovence.com |
La
petite maison de vacances des retraités
isolés |
C'est l'heure du repas à la Sauvageonne,
le père Joseph Dijon, bénit le poulet-petit
pois du jour. Ceux qui le peuvent se lèvent autour
des tables dressées dehors et inaugurent d'amen
leur repas. Les trente-deux vacanciers viennent d'arriver,
depuis deux jours, cannes au poing et robes à fleurs
de rigueur, la colonie de femmes - quelques hommes seulement
goûtent à ce repos - découvrent le
parc d'un hectare et les activités proposées
par la Société Saint-Vincent de Paul qui
gère cette maison de vacances. Pendant quinze jours,
des retraités, catholiques ou pas, de la région
ou d'ailleurs, viennent rompre leur solitude dans cette
superbe bastide aixoise de la fin du XVIIIe. Tenu par
Roger et Mireille, ses deux salariés, ce havre
de paix pour personnes âgées démunies
ou isolées a été créé
par des Vincentiens. II est aujourd'hui dirigé
par des bénévoles. Parmi eux, Pierre Loubigniac
qui depuis 1985 se fait un devoir de "réunir,
partager, animer", dans le même
"souci d'aller vers les
autres" que l'aumônier de la Reine
Margot. Chaque mercredi, le charitable retraité
vient rendre visite aux bénéficiaires, leur
rappeler les vertus de la providence et expliquer les
codes des lieux.
A
la Sauvageonne, les rigolades entre amies rythment
l'après-midi. C'est donc une vie de famille
qui s'organise |
Attablées
par petits groupes, les femmes papotent, quelques rires
fusent. Virginie est la doyenne, venue en congé
à 96 ans du quartier du Roi d'Espagne à
Marseille tandis que Marie-Dominique arrive de Saint-Giniez.
"Je viens chaque année
quand mes enfants s'en vont en Corse",
commence l'une. "On se
retrouve, on se repose", poursuit l'autre.
Les rigolades entre amies rythment l'après-midi.
"Ils nous passent La
traversée de Paris, on l'a vu vingt fois...",
s'amuse une troisième ; "La
gym, c'est sympa !", tempère
sa voisine. "On
est bien nourri et on fait des jeux, mais les tarifs ont
augmenté" râle une pensionnaire.
"Une participation financière
d'un tiers du coût" explique Pierre
Loubigniac, ce qui permet d'organiser les activités
d'une maison où le mot d'ordre est "vous
n'êtes pas venus pour passer des bonnes vacances
mais pour faire passer des bonnes vacances aux autres",
aime à répéter Pierre Loubigniac.
C'est donc une vie de famille qui s'organise ici. Marguerite
fréquente l'endroit depuis trois étés
; avec Claire, elles partent écouter quelques chants
liturgiques offerts par un couple d'amis de la structure,
avant la sieste. Les éventails sont en action,
les cigales aussi. Les retraités livrent leurs
problèmes d'âge, d'enfants ou d'appartements
trop grands. Prompt à prêter l'oreille, Roger
Firquet se dévoue pour cette Sauvageonne
qu'il affectionne, il se fait cuisinier, jardinier, l'hiver
il s'occupe des étudiants qui investissent la demeure
et l'été de ses vacanciers, comme Horace
et Rose qui y savoure la "sérénité".
|
Pratique |
Téléphone
: 06.14.77.85.17 |
|
|
|