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| Article
paru dans Le Lien
n° 184– juin 2006 |
Le Fourneau Économique de Nice, une œuvre centenaire
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Depuis
1906, sous l'impulsion des Conférences de Nice, le
Fourneau accueille les démunis, les sans domiciles
et les migrants dans son restaurant d'entraide.
Depuis cent ans, son activité n'a quasiment jamais
cessé. |
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Un fonctionnement basé sur le bénévolat |
Le
Fourneau vit simplement grâce aux dons et n'emploie
qu'une seule salariée. Les bénévoles
sont encadrés par Sœur Rachel avec le soutien
de Sœur Marie-Paul et de Frère Jean-Marie. L'équipe
se relaie pour préparer et servir près de
12.000 repas par an.
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Rompre la solitude de la précarité |
Au
Fourneau, il n'existe aucune discrimination de sexe, d'âge,
de nationalité, de religion. Même si les hommes
sont majoritaires, les femmes n'hésitent pas à
venir. Les bénévoles ont su instaurer une
sérénité communicative et le respect
de l'autre.
Un service d'accueil, d'écoute, de dialogue et de
partage a été mis en place l'après
midi trois fois par semaine, autour d'une boisson chaude
et des brioches. Ce service totalement gratuit rencontre
de plus en plus de succès : une sorte de «
petit chez soi » pour les accueillis.
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Le repas est à 1 €, pour¬quoi
n'est-il pas gratuit ? |
Selon
la tradition, les repas sont servis à des participants
; ce n'est pas de la mendicité. Il est bien évident
que l'euro demandé ne couvre qu'une très modeste
part des frais mais il est symbolique pour montrer que le
« service » est payé et non donné
(il existe aussi des bons-repas achetés par des associations,
paroisses ou particuliers), sans compter que parfois les
repas peuvent être gratuits.
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