Annette,
66 ans : « Sans un colis de temps en
temps, je ne sais pas comment je ferais ». |
Saint-Vincent de Paul :
au secours des démunis

samedi 18 août 2007
L'été
comme tout au long de l'année
la Société Saint-Vincent-de-Paul
donne
un coup de pouce aux plus démunis.
Visites à domicile, portage de colis
alimentaires et écoute...
par les bénévoles.. |
Sept cent quarante et un foyers
soissonnais aidés en 2006 ; 1432 visites
à domicile, 3523 personnes secourues
et l'équivalent de 30.930 repas servis...
Au-delà de ces chiffres impressionnants,
la Société Saint-Vincent-de-Paul
c'est aussi un contact, un dialogue, un échange
simple.
Cette
structure s'inscrit dans le paysage soissonnais
au côté des autres associations
caritatives, notamment les Restos du Cœur,
le Secours catholique, l'Épicerie sociale,
le Secours populaire.
«
Depuis
1833, elle poursuit avec constance sa mission
d'aide aux personnes dans le besoin ou en
souffrance et ce, quels que soient leur religion,
leur milieu social, leur appartenance ethnique,
leur état de santé... ou leurs
opinions politiques ».
Une
aide qui — grâce aux bénévoles
— se traduit par le portage à
domicile de colis alimentaires. Un coup de
pouce, ponctuel ou suivi, qui intervient après
la sollicitation des travailleurs sociaux.
Le
profil des personnes aidées est divers.
« Pour beaucoup,
des personnes seules, des personnes âgées
comme des jeunes qui se sont fait virer de
chez eux au lendemain de leur 18e anniversaire
; la masse concerne les femmes seules avec
enfants ; mais il y a aussi de vieux travailleurs
d'origine étrangère... »
livre pêle-mêle Albert Hottois,
le président du Conseil départemental
de l'Aisne de la Société Saint-Vincent-de-Paul.
Au-dela
du colis, les bénévoles
offrent
« un contact, une écoute
»
|
«
C'est
une bouffée d'oxygène
qui améliore le quotidien,
mais on ne résout pas le
problème »,
souligne-t-il avec un sentiment
d'impuissance.
Pour
Annette, 66 ans, «
c'est un véritable réconfort
». Le grand sourire
affiché par cette habitante
du quartier Maupas en dit long.
Tous les mois, cette ancienne salariée
de chez Wolber, de la verrerie et
de la résidence de l'Amitié
essaye de s'en sortir avec sa maigre
retraite de 400 euros et ses 150
euros de pension compensatoire.
Après avoir payé son
loyer, il lui reste 345 euros pour
vivre : « Je
prends le moins cher et je fais
attention », confie-t-elle
avec discrétion. |
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«
On se débrouille mais c'est
galère » |
«
Les
aléas de la vie »,
confie-t-elle avec pudeur, l'ont conduite
dans cette situation. Malgré les
difficultés, elle hésite à
chaque fois à demander de l'aide
: « Je n'ose
pas toujours appeler. Y a bien plus malheureux
que moi ; moi, j'ai un toit »,
glisse-t-elle avec gêne. Cependant,
face à des dépenses imprévues,
elle n'arrive plus à faire face.
« Sans le
colis de l'association, je ne sais pas comment
je ferais » avoue-t-elle.
Pour
Grégory, 19 ans, père de deux
enfants, les difficultés sont également
majeures. Lui et sa compagne de 17 ans touchent
le RMI. Ils connaissent eux aussi des fins
de mois difficiles. «
On se débrouille à droite,
à gauche, mais c'est galère
», confie le jeune homme.
Galère aussi « pour
trouver du boulot, quand on a arrêté
l'école en 3e, poursuit-il ; c'est
pourtant pas l'envie de travailler qui manque,
mais toutes les portes se ferment une à
une ».
Mais
ces visites vont bien au-delà du
colis alimentaire, «
c'est un contact, un échange, un
coup de pouce dans les démarches
administratives... pour ne pas que ces gens
en difficulté le soient plus encore
», souligne le président.
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Les
personnes désireuses d'apporter
un renfort (attendu)
à l'effectif soissonnais,
peuvent utilement contacter
Albert Hottois au 03.23.59.39.86 |
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