Près de 40.000 équivalent-repas sont portés chaque année
par les volontaires de la Société
(photo Richard MALECHA)
Saint-Vincent de Paul :
la charité discrète


mardi 16 janvier 2007

La société caritative Saint-Vincent-de-Paul
œuvre à servir ceux qui sont dans le besoin.
Elle est activement représentée sur le Soissonnais
par la conférence que préside Albert Hottois.

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côtés, et sans esprit de concurrence, des autres associations caritatives que compte le Soissonnais — notamment les Restos du Cœur, le Secours catholique, l'Épicerie sociale, le Secours populaire —, la Société Saint-Vincent-de-Paul poursuit avec constance (depuis 1833) sa mission d'aide aux personnes dans le besoin.
Au plan départemental, la Société compte trois conférences : celles d'Hirson, de Bohain et de Soissons. Albert Hottois conduit cette dernière comme il est le président du conseil départemental.
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Portage à domicile

L'une des particularités d'action des bénévoles de la Société Saint-Vincent-de-Paul est le portage à domicile des colis alimentaires — le plus souvent ponctuel, parfois suivi —, après qu'une personne nécessitant leur aide leur a été signalée par les services sociaux. Cette particularité donne l'occasion aux 16 adhérents de la conférence, d'écouter l'expression des misères et des détresses humaines. Visites à domicile donc, mais également fréquentation régulière des diverses structures d'accueil que comptent Soissons et le Soissonnais.
: « Nous sommes souvent appelés par ces structures, comme les hôtels sociaux que sont « le Bon coin », « le Clovis », ou encore « la Petite maison » de l'Amsam. Nous visitons aussi le centre de réinsertion sociale Porte-Hozanne aux Quatorze Maisons, ou le foyer des migrants de la rue d'Orcamps. » glisse Albert Hottois, qui au passage témoigne de son « admiration » pour les personnes qui s'occupent « avec abnégation, une patience d'ange et beaucoup d'amour » à ainsi accueillir des gens en rupture et en galère.
Pour le reste, les mots ne sont pas faciles à sortir.

Remettre en selle

C'est qu'entre les jeunes qui ont quitté la maison ou se sont fait mettre à la porte par leurs parents à leur 18e anniversaire, qu'entre les jeunes mères isolées et les vieux travailleurs d'origine étrangère « abandonnés parla France et qui ne retourneront jamais dans leur pays », le contact régulier « de la désespérance, du manque dramatique de boulot » ou des difficultés qu'il y a « à remettre les jeunes sur les rails » n'est pas aisé à exprimer.

Alors, comme un ballon d'oxygène peut-être, les membres de la conférence soissonnaise mettent en place d'autres formes d'aide.
Alors, comme un ballon d'oxygène peut-être, les membres de la conférence soissonnaise mettent en place d'autres formes d'aide.
« En 2006, on a plus particulièrement suivi plusieurs personnes dont deux jeunes diplômés. En échange d'un petit boulot pour la société, nous les aidons pécuniairement en payant leur loyer au bailleur par exemple » explique Albert Hottois. Mais le suivi va au-delà de ça.
Car si elle se montre discrète sur le sujet, on a bien compris que la volonté de la conférence est de « remettre en selle » les personnes qu'elle a choisi de prendre en charge.

Quelques chiffres

Grâce à l'appui financier majeur de la DDASS, du conseil général et de la ville de Soissons, la conférence de Soissons peut poursuivre son travail d'aide.
En 2005, ses membres ont visité 1.574 foyers et aidé 4.017 personnes. Près de 40.000 équivalent-repas ont été servis. Les premières données 2006 statistiques montrent des chiffres approchants : 1.432 visites (dont 1.111 sur Soissons) et 3.522 personnes secourues.
R. M.

Les personnes désireuses d'apporter un renfort (attendu)
à l'effectif soissonnais, peuvent utilement contacter
Albert Hottois au 03.23.59.39.86