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Des
élèves du lycée Saint-Vincent-de-Paul
ont prêté main-forte à
leurs aînés membres de la société
caritative.
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Saint-Vincent de Paul :
secours et dialogue

mardi 5 décembre 2005
Une
collecte nationale a été initiée
par la Banque alimentaire les 25 et 26 novembre
derniers.
L'occasion pour plusieurs sociétés
caritatives
de récolter des vivres qui leur seront
bien utiles
pour aider les plus démunis.
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A l'instar de l'Épicerie
sociale, de la Croix-Rouge mais aussi du Secours
populaire ou des Restos du Cœur, la Société
Saint-Vincent-de-Paul apporte son aide aux
personnes dans le besoin et parfois dans la
détresse.
Cette société caritative partage
son activité dans l'Aisne au travers
de trois Conférences dont une existe
à Soissons depuis 1900. Particularité
de la société : ses membres
se rendent au domicile des personnes aidées.
Une caractéristique intéressante
à plus d'un titre.
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Gérés
par la Société Saint-Vincent
de Paul |
Albert
Hottois, son président soissonnais
explique : «
Notre action ne se réduit pas à
l'aide alimentaire. Pour nous c'est sur
tout l'occasion d'entrer en contact
et d'initier le dialogue avec les personnes
que nous visitons. »
Écouter les gens pour mieux les aider
à les «
remettre dans le circuit »
: ce volet de l'action existe mais ne se substitue
pas à l'action des assistantes sociales.
C'est, au demeurant, à l'appel de ces
mêmes assistantes que les membres de
Saint-Vincent-de-Paul interviennent pour distribuer
leurs colis alimentaires. Des colis qui cette
année devraient pouvoir se trouver
convenablement garnis grâce à
la générosité des Soissonnais.
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De
la misère et pas assez de boulot
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En
effet, lors des deux journées nationales
de collecte — qui a vu la participation
active des élèves du lycée
Saint-Vincent-de-Paul — les clients
des Intermarchés de Belleu et de
Crouy se seront montrés généreux
: 17 000 kg de denrées ont ainsi
été déposés
dans les cartons dont 890 kg de pâtes
et de riz. Mais au-delà des chiffres,
les visiteurs de Saint-Vincent-de-Paul brossent
le tableau d'une réalité peu
visible en évoquant la misère
qui touche souvent les personnes qu'ils
rencontrent. Veuves dans l'embarras, problèmes
d'isolement et de repli sur soi, chômage
qui touche toutes les tranches d'âge,
insouciance de jeunes mères de famille,
perception décalée de la vie
et des relations. «
On est parfois déroutés »
confie
l'un des visiteurs. « Il
y a de la misère à Soissons
et pas assez de boulot »
dira un autre.
La
tendance des gens de la campagne à
venir s'installer en ville pour pouvoir
mieux bénéficier des aides
diverses a également été
observée.
Un
constat est enfin partagé par tous
: la mauvaise qualité de certaines
locations privées au regard de ce
qu'offrent les bailleurs sociaux.
« C'est
petit et cher ! » affirme
un membre de la Conférence ; «
beaucoup de pauvres sont mal logés »
reprend son voisin. Les conditions d'hygiène
offertes aux gens dans la difficulté
sont, en effet, parfois plus que douteuses.
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Les
personnes désireuses de rejoindre
la Société Saint-Vincent-de-Paul
peuvent prendre contact avec son
président au 03.23.59.39.86 |
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| Les
chiffres de Saint-Vincent |
Au cours de l'année 2004, la Conférence
Saint-Vincent-de-Paul de Soissons a secouru 836 familles
au cours de 1821 visites à domicile, ce qui constitue
une moyenne de 7 visites par jour ouvrable. Une visite
consiste en une livraison d'un colis pour 2,4 personnes
en moyenne.
Ce
sont 4384 personnes qui ont été aidées
l'an dernier dont 3823 sur Soissons-ville. Par rapport
à l'année 2003, l'année 2004 a vu
une progression de 25 % du nombre des visites.
La
répartition des personnes secourues s'établit
comme suit : jeunes (- de 21 ans) 11 % ; adultes, 85 %
; retraités, 3.7 %. Les personnes seules représentent
près de 73 % des secourus, les couples 16,2 %,
les mariés 10,9 %.
Ces
derniers chiffres ont fait naître une interrogation
au sein de la société caritative : «
La précarité serait-elle synonyme du mot
solitude ? »
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